Nous soutenons ATIA ( association française) et des associations partenaires indiennes dans la mise en œuvre de ces activités sur le terrain.

Nous sélectionnons ces projets en fonction de notre charte (http://www.ceyrac.com/l-association/charte-de-l-association/).

Nos bénévoles se rendent sur place pour s’assurer de la qualité et des résultats des actions.

 

Nous constatons des besoins toujours très importants à Bombay (les bidonvilles continuent de grossir avec l’exode rural), et les actions menées sur place sont très efficaces, notamment du fait de l’extrême densité de population.

Nous sommes donc toujours à la recherche de financements supplémentaires pour aider plus de familles démunies.

◊ Accompagnement familial à Bombay                 

 

Nos actions aident les familles à résoudre par elles-mêmes leurs problèmes prioritaires : santé, éducation, obtention de papiers administratifs… en utilisant les ressources disponibles à proximité. Ces actions sont menées en partenariat avec 7 associations indiennes : ALERT, PATH, KGST, NSVK, SMUS, LSS et SAI. En 2016, nos travailleurs sociaux ont accompagné 5400 familles.

 

 

Visite au domicile d’une bénéficiaire

 

Voici le profil d’une famille suivie à domicile :                                                         

La famille habite à Mumbai depuis 4 ans. Ils viennent de Bénares. La maman a 30 ans. Elle n’a pas été à l’école et ne sait pas lire. Mariée très jeune à 11 ans, elle a fait 4 fausses couches. Elle a eu son 1er enfant à 21 ans : son garçon a 9ans 1/2 et sa fille a 7 ans. Le garçon va à l’école en CM1 et la fille en CE1. Le papa a 33 ans, il est allé à l’école jusqu’en 3°. Il travaille dans une entreprise à proximité et gagne 6000 INR. Lors de la 1ère visite de notre travailleuse sociale, la maman était malade.

Voici les différentes étapes accomplies pour améliorer la situation de la famille :

-          La maladie de la maman étant due aux fausses couches à répétition, elle est allée à l’hôpital accompagnée par la travailleuse sociale et a suivi un traitement.

-          nutrition pour les enfants : ils mangent dehors n’importe quoi…..la travailleuse sociale lui a appris des recettes avec massala et après 13 visites, les enfants mangeaient à la maison.

-          cours de soutien pour les enfants-  mis en place au bout de 6 visites- .

             emploi : la maman désirait travailler. Elle a trouvé un petit travail au bout de 18 visites.

-          épargne : on lui a appris à épargner 5/10 INR par mois. Maintenant, elle a un compte en banque et a épargné 2000 roupies à ce jour. Elle a utilisé l’argent pour soigner les enfants : mise en place après 13 visites.

-          addiction du mari : il mâche du tabac depuis l’enfance car cela le tient en éveil pour son travail. Mais la travailleuse sociale n’a pas réussi à le sensibiliser… !

-          habitat /hygiène : grand désordre dans la pièce lors des premières visites :  rats- cafards- du riz renversé partout..

En quelques visites, un grand changement a pu être obtenu.                                                  L’accompagnement a duré 6 mois environ soit 20 visites : grâce au traitement, la maman n’est plus malade.                  

Elle a mis en place une petite activité génératrice de revenus. Elle a appris à épargner, elle a pris confiance en elle et cuisine chez elle pour ses enfants. Son habitat est propre et les enfants suivent régulièrement l’école.

 

 

Activités d’éveil de la petite enfance

 

 

Atelier d’enfants animé par une travailleuse sociale

Les ateliers d’éveil accueillent une dizaine de famille pendant une heure. Chaque groupe est réuni une fois par semaine pendant deux mois environ, suivant un cycle de 10 sessions thématiques. Les sujets des séances couvrent notamment le développement général de l’enfant, le jeu, le rôle des parents, les limites et les interdits. Les sessions s’appuient sur des activités ludiques pour aborder les notions clé du développement de l’enfant et permettre aux jeunes parents d’améliorer leurs pratiques d’éducation, d’hygiène et de nutrition. Encouragés à prendre du temps pour jouer et communiquer avec leurs enfants en bas-âge, les parents prennent confiance en leurs capacités d’éducateurs et parviennent à stimuler efficacement leur développement. Des visites à domicile complètent ces activités de groupe et permettent d’apporter des conseils personnalisés aux familles tout en vérifiant leur niveau de vie et en encourageant la pratique des méthodes d’éveil à la maison. 299 familles dont 459 enfants ont participé à 231 sessions d’éveil au sein de 33 groupes.

 

 

◊ Lutte contre la tuberculose

 

 

 

Les actions de lutte contre la tuberculose se sont poursuivies en 2016 dans les municipalités de l’agglomération de Bombay, avec 5 associations indiennes partenaires. L’ensemble des habitants des bidonvilles couverts par le projet représente plus de 3 millions de personnes. Comme en 2015, nous avons privilégié la détection de suspects au moyen de visites en porte-à-porte plutôt que les activités de sensibilisation de masse. Ces actions ont concerné plus d’un million et demi de personnes. Durant les visites en porte-à-porte, les suspects sont orientés vers les centres d’examen  biologique les plus proches. Près de 11 000 suspects ont ainsi été identifiés, et 1 153 ont pu démarrer un traitement antituberculeux dans le secteur public. 336 patients ont également pu être identifiés via un partenariat avec les médecins de quartier.

Les centres de soins associatifs assurent le traitement DOTS aux patients des bidonvilles (4 813 patients y ont démarré leur traitement en 2016). Les personnes en situation de totale précarité peuvent y bénéficier de compléments nutritionnels, ce qui semble contribuer efficacement à la guérison. En effet, le taux de succès thérapeutique pour les patients ayant bénéficié de compléments nutritionnels en 2015 est de 85% - résultat très encourageant compte tenu de l’état initial de ces personnes-.

 

En moyenne pour tous les patients traités en 2015, il y a un taux de guérison de 80%. Le délai moyen entre l’analyse biologique et la mise sous traitement est d’environ 6 jours.

 

A fin 2016 l’ensemble du personnel des associations partenaires représentait 175 personnes à plein temps, et 19 à temps partiel.

 

 

Examen bactériologique

Au global, le coût par patient dépisté et traité est resté inférieur à 60 euros. Ces activités ont permis à un nombre considérable de patients de se faire dépister et traiter, dans des zones où, sans notre intervention, leur parcours de soins n’aurait pas démarré, ou seulement au terme d’un délai beaucoup plus long, donc dangereux pour la santé des individus et pour la collectivité toute entière du fait du risque infectieux.

 

 

 

 

◊ les mutuelles de santé

 

Les familles des bidonvilles ne bénéficient pas encore d’un système d’assurance santé, si bien qu’elles peuvent perdre leur emploi et retomber dans la misère au premier problème de santé venu. La mise en place de mutuelles de santé permet, avec une modeste contribution des familles (moins de 1 euro par mois), de couvrir les dépenses d’hospitalisation, et de mener des actions de prévention et d’éducation à la santé, tout en offrant des checkups médicaux gratuits pour réduire les risques de maladie grave.

 

 

 

Auscultation d’une bénéficiaire

 

 

 

Nos actions dans des bidonvilles à Bombay ET PUNE en 2015

 

·       Accompagnement familial : 6.169 familles accompagnées et aidées pour résoudre des problèmes vitaux (par l’écoute, l’orientation, et le conseil)


·       Eveil de la petite enfance : 541 familles conseillées et guidées pour éviter des retards de développement des jeunes enfants.


·            Lutte contre la tuberculose : 9.669 patients mis sous traitement, avec un taux de guérison de 80%

 

 



Visites à domicile avec l'association partenaire indienne ALERT dans les bidonvilles de Thane, municipalité au Nord de Bombay

ACCOMPAGNEMENT FAMILIAL ( 6 169 FAMILLES )

Dans les bidonvilles les plus précaires, les animateurs du programme rencontrent les familles pauvres qui ne parviennent pas à bénéficier des services disponibles à proximité pour améliorer leur niveau de vie.

 

Ces familles doivent en effet gérer plusieurs problèmes à la fois : obtention de papiers, documents administratifs, scolarisation des enfants, maladies liées aux conditions de vie et restent "coincées" par manque d'information, de motivation ou de confiance en elles.

 

Grâce à des visites hebdomadaires, une relation de confiance s’établit entre l’accompagnateur et chaque famille suivie.

 

A partir d’une écoute active et de conseils pratiques, il parvient à mobiliser les membres de la famille sur la mise en place de solutions réalistes.

 

 

A l’issue de leur accompagnement qui dure entre 3 et 6 mois, les familles suivies cette année ont atteint 73% des objectifs fixés avec leur accompagnateur, notamment dans le domaine de la santé (traitement, vaccination, conseil sur l’espacement des naissances, hygiène…).

 

La lutte contre la tuberculose à Bombay (9 669 familles)


Porte à porte dans les bidonvilles pour dépister les cas de tuberculose.

Dans les bidonvilles où nous travaillons, la tuberculose reste l’une des maladies les plus meurtrières, notamment du fait des conditions de vie insalubres et de la densité de l’habitat.

 

Les activités visent à améliorer le dépistage et la prise en charge des patients tuberculeux vivant dans les bidonvilles.

 

En effet, malgré la gratuité du traitement antituberculeux dans les centres publics, les patients des quartiers défavorisés n’ont pas forcément accès aux soins, par manque d’information, ou parce que les centres publics sont trop éloignés.

 

Nous travaillons avec des associations locales pour créer et animer des centres de traitement situés au cœur des bidonvilles.

 

Plus de 9 600 patients tuberculeux ont ainsi été mis sous traitement au cours de l’année 2014, selon le protocole recommandé par l’OMS (les patients viennent prendre leur traitement au centre, sous la supervision d’une tierce personne).

 

Le taux de guérison est de 79,6%, prouvant que l’on parvient à de bons résultats malgré la précarité et l’instabilité que connaissent les familles des bidonvilles.

Prise de traitement dans un centre de santé.

Analyse de crachats pour dépister la tuberculose dans un laboratoire à Bombay, avec notre partenaire LSS


MUTUELLE DE SANTE

A partir de cette année, nous allons soutenir la mise en place de mutuelles de santé en partenariat avec l’association ATIA, toujours dans les bidonvilles de Bombay et Pune.

 

Pour moins d’un euro par mois, des familles peuvent adhérer à une mutuelle qui offre :

 

· - un remboursement en cas d’hospitalisation,

 

· - des services de référencement et d’accompagnement vers des centres de santé,

 

· - des actions de dépistage et de prévention gratuites

 

 

En l’absence d’un système de protection sociale universel en Inde, cela permet même aux familles très pauvres d’être guidées et assurées pour leur santé.

 

En plus des financements déjà réunis, un legs qui nous a récemment été attribué devrait permettre à 17 000 familles de bénéficier de ces services en 2015.

 


EVEIL PETITE ENFANCE - 541 familles -



 

Des ateliers d’éveil sont menés chaque semaine dans les logements précaires des familles bénéficiaires et accueillent une dizaine de membres pendant une heure selon un cycle de 10 séances (développement de l’enfant, jeu, rôle des parents, les limites et interdits…).

L’objectif est d’améliorer les pratiques d’éducation, d’hygiène et de nutrition.