PIERRE CEYRAC OU LA GRÂCE D’AIMER

LE LIVRE

Il révélait Jésus par sa personne : tel est le sentiment de ceux qui ont eu la chance d’approcher un jour Pierre Ceyrac (1914-2012), considéré aujourd’hui par beaucoup comme un saint. Né dans une grande famille de notables de Corrèze, entré à dix-sept ans au noviciat des jésuites, il était parti à vingt-trois ans pour l’Inde qui l’attirait depuis toujours. C’est dans ce pays qu’il devait mourir presque centenaire, après des décennies consacrées à vivre avec et pour les plus pauvres. Entre temps, il avait fait une parenthèse de treize années dans les camps de Thaïlande, au secours des réfugiés cambodgiens fuyant le génocide. De cette vie entièrement offerte, Anne-Sophie Constant nous livre l’essentiel en allant chercher, au-delà d’une action humanitaire, la « grâce d’aimer » qui a toujours habité cet homme humble et ouvert à tous. Ainsi nous est-il permis de pénétrer la spiritualité incarnée que Pierre Ceyrac résumait d’une phrase qui exprime la radicalité de son engagement : « Tout ce qui n’est pas donné est perdu. »

 

L’AUTRICE

Docteur et agrégée de lettres classiques, Anne-Sophie Constant est spécialiste de poésie contemporaine, en particulier du poète Pierre Emmanuel, auteur duquel elle a publié une anthologie en Spiritualités vivantes (La Seconde naissance, 2016). Elle est une amie de l’Arche et de Jean Vanier depuis longtemps, et a publié Jean Vanier. Portrait d’un homme libre chez Albin Michel en 2014, repris en poche en 2019 dans une édition augmentée. 


"Le 30 mai 2012, le Père Pierre Ceyrac nous quittait...

 

Aujourd’hui, l 'association Père Ceyrac continue à soutenir les projets qu'il a initiés et ceux dont il était proche, toujours en faveur des plus démunis de l'Inde...


 Chers Amis,

 En cette période de choix de société, je vous confie ces quelques lignes
 extraites d’une lettre que le Père Ceyrac m’adressait en 1991.
 Ma chère petite Véronique,
 … « Je penserai donc que la meilleure manière de donner une dimension qui    résumerait toute l’histoire du passé…, donnerait un nouveau souffle et une nouvelle vision pour l’avenir, serait d’élargir nos horizons jusqu’aux extrémités du monde, et aux plus pauvres des plus pauvres.
C’est la seule manière, je crois, pour nous, d’être dignes de ceux qui nous ont précédés, et à qui nous devons d’être ce que nous sommes aujourd’hui. »
Voici une bonne raison je crois de donner un sens à notre vie, en s’ouvrant avec ceux qui n’ont pas eu la chance de recevoir autant que nous ».

 

Le Père Ceyrac aimait nous rappeler que plus on s’ouvre aux plus pauvres, plus notre vie quotidienne s’enrichit…

V. Ponchet de Langlade- Harris, Présidente

 

 

 

 

Hommage au Père Ceyrac par Véronique Decrops.

en 1980, le Père Pierre Ceyrac, après 43 ans passés en Inde au service de plus pauvres, et à la demande de son supérieur provincial, Pedro Aruppe, arrive pour une mission ponctuelle dans le camp des réfugiés cambodgiens en Thaïlande.

A ce moment-là, la tragédie du Cambodge ouvre une nouvelle page de son histoire. Les Khmers Rouges sont chassés du pays par l'invasion vietnamienne. Les Cambodgiens arrivent en masse sur la frontière Thaïlande/Cambodge......

 

https://association-phare.org/2017/04/05/hommage-au-pere-pierre-ceyrac/